Une histoire qui finit bien, que je vous raconte.

Le week-end dernier était marqué à la fois par le retour de Pau et mon obnubilation sur d'un oiseau tombé dans ma cheminée.

En effet, mercredi passé le 21 juin au matin, lors d'une volée matinale habituelle, un pigeon de 2 ans manquait à l'appel. Le 284567/15, un 18 mois issu de mes reproducteur, du "159" plus exactement. Force d'accepter ce constat, je m'en faisais une raison, un rapace, un accident, bref "la malchance".

Mais dimanche vers 13h00, petit roupillon quotidien dans le canapé de la salle à manger. Un moment de relax, bien mérité, mais très vite perturbé par un bruit bizarre d'oiseau en détresse se débattant au niveau de la cheminée. J'en étais sûr, c'était mon 2 ans manquant qui était tombé dans la cheminée du toit entre la buse et le boisseau. Après plusieurs tentatives de démontage de l'insert, il fallait bien s'y résoudre, la bête était bien condamné à mourir chez moi dans mon "foyer".

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Façade insert côté salle à manger

d'où le bruit venait

Lundi, nouvelle tentative de sieste et rebelotte l'oiseau me faisait comprendre qu'il était toujours là et bien vivant après 5 jours de cachot sans boire, sans manger et sans espace.

Sans attendre, je passai un coup de fil au chauffagiste, pour qu'il vienne me conseiller sur la chose. Et malheureusement dès son arrivée, il me confirma que l'affaire était "cuite", impossible de démonter l'insert.

C'est ma fille qui, présente à ce moment là, nous conseilla de regarder sur l'arrière. Car il faut savoir que l'insert est venue prendre place après plusieurs années où la cheminée était centrale aux 2 pièces, salle à manger et cuisine. Donc une fois l'insert posée côté salle à manger, la face cuisine avait été bouchée par des blocs yton, genre de bloc cellulaire isolant.

Ni une ni deux, les blocs situés sous la dalle d'origine étaient mis en miettes sous ma détermination à vouloir coute que coute sortir la bête de cet enfer.

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Côté cuisine à l'arrière de l'insert

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Le petit passage de récupération à l'arrière de l'insert

Et devinez; le 284567, mon écaillé noir était bien coincé entre le tubage et la brique avec ses pattes posés sur l'insert (heureusement que nous sommes en été).

Pas trop abîmé, un peu poussiéreux, mais pas trop fondu et pourtant ça faisait bientôt 6 jours que l'oiseau était séquestré.

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Notre rescapé

Vite remis en liberté où il effectua quelques tours d'honneur avant de reprendre sa case avec acharnement et boire enfin la potion que je lui avais préparé avec "soulagement " (eau, bicarbonate et sucre). L'équivalent d'un verre à vin a disparu d'un seul trait, puis les petites graines ont pris le relais.

Déjà le lendemain du sauvetage, l'animal semblait naturel, comme si de rien n'était. Mais par respect, l'écaillé noir "NOIR" ne fera pas partie de l'équipe de 2 ans prévue pour St Vincent ce week-end. Il aura bien le temps de me surprendre encore. En tout cas il marque un 10/10 sur l'échelle de la vitalité naturelle, un critère plus qu'intéressant pour la suite des évènements.

Petit anecdote qui m'a certainement motivé dans cette affaire de sauvetage, c'est qu'après analyse des pigeons constatés de Pau, le 1er constaté à 18h01, le 303273/14, 2ème à St Omer, 37ème au national, qui est un fils également du "159", se révèle être le propre frère du 284567/15, notre fameux rescapé de la cheminée. 

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Son frangin, 1er tombé à Pau

Voilà à quoi peut se résumer un agréable lundi, après le passage d'un week-end maussade avec la perte de 3 pigeons.

Mais je suppose que vous avez tous une autre histoire similaire ou aussi rocambolesque, à raconter. C'est tout ça aussi la colombophilie.

A bientôt