Avec le décès du vétérinaire B. Lefebvre de Questembert, auprès duquel je me procurais les produits nécessaires au bien être de ma colonie, j'étais en quête d'une nouvelle conduite à tenir. Ayant déjà tendance à travailler, surtout en période morte, avec des choses naturelles telles que: tisanes, vinaigre de cidre, ail, levure de bière, bicarbonate, persil haché, salade du jardin, la conférence d'Alexandre Margris avec son "franc parler" me donna envie d'en savoir un peu plus.

Après un longue conversation téléphonique avec l'initiateur même, conforté ensuite avec d'autres discutions d'amis colombophiles utilisateurs de ce procédé, je décidais de m'y inscrire également.

Ainsi depuis une quinzaine de jours, j'utilise une partie des produits de soins "MAPP", réconforté aujourd'hui avec cet article de notre ami Benoit Caillez sur: https://www.aviators-loft.com  que je vous invite à lire.

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Produits de soins MAPP

Benoit CAILLEZ

La France colombophile

 

 

" Pendant une conférence avec Jean-Pierre Duchatel, Alexandre Margris, 3ème au championnat de France 2018, a présenté la philosophie de ses produits.
«Réussir en colombophilie,c'est multifactoriel»


Chercher à comprendre pour progresser, voilà une qualité partagée par tous les champions colombophiles. Pour briller sur les concours, que ce soit à 100 ou à 1000 kilomètres, il est indispensable de connaître le pigeon voyageur, sa morphologie, son anatomie, son métabolisme. L'intersaison est souvent propice à des échanges et à des conférences, comme dernièrement dans le Pas-de-Calais où Alexandre Margris, champion de France toutes catégories 2018, présentait sa gamme de produits entourés d'adeptes convaincus. C'est le fameux Mapp System avec des produits élaborés par le Dr Duchatel. Efficace, pas efficace ? Chacun peut se faire son opinion et tester cette gamme, comme toute autre. En tout cas, cette conférence a permis de percer un peu plus la philosophie de ce système. Résumé avec les interventions du Dr Duchatel.
Quelle est la philosophie de cette gamme ?


«Chez les hommes, des scientifiques comme le professeur Claude Bernard ont dit le passé « le germe n'est rien, mais le terrain est tout ». Ce qui veut dire qu'il n'accordait pas beaucoup d'importance aux germes mais au terrain. Seulement les idées de Claude Bernard sont restées non exploitées et on a commencé à faire la médecine des médicaments. On a ciblé le germe, c'est-à-dire qu'on a commencé à tirer dessus
avec une arbalète, puis au fusil et maintenant on tire au bazooka... Ce qu'il s'est produit, c'est que le germe s'est défendu ; il a fait l'acquisition de résistance et il existe maintenant des supra-bactéries qui sont résistantes à tous les antibiotiques et qui provoquent de graves problèmes en médecine humaine.


Lorsque je faisais des essais à la faculté de médecine vétérinaire, j'ai notamment fait des essais sur la trichomonose. La trichomonose est un exemple particulièrement intéressant parce que j'ai vécu les premiers traitements, notamment au ronidazole et à l'époque une cuillère à café pour cinq litres voire pour dix litres d'eau et les pigeons étaient traités contre la trichomonose. Et maintenant, il faut utiliser dix fois la dose, c'est-à-dire qu'on utilise une cuillère à café par litre d'eau et parfois sans résultat... 11 y avait donc des questions à se poser sur la résistance et je me suis dit « pourquoi le professeur n'aurait pas aussi un peu raison ». Je me suis mis à faire des expériences sur la physiologie digestive du pigeon, il y a quinzaine d'années, et le premier produit qui a été développé, c'est le Form, en fait des acides organiques auxquels on a ajouté des plantes pour avoir une certaine action. J'avais vu des essais qui montraient que les trichomonas et colibacilles ne pouvaient pas se développer à partir d'une certaine acidité. On a fait des essais, on a diminué le PH, on l'a augmenté jusqu'au moment où on a eu un PH qui était satisfaisant et qui pouvait tamponner le jabot. Le jabot et la gorge sont les premières voies d'entrée du microbisme ; dans le jabot, il existe une flore spécifique de lactobacilles qui produisent eux-mêmes de l'acide lactique pour se défendre notamment d'agressions extérieures. Donc en stimulant cette flore, on arrive à avoir une meilleure barrière, on érige une zone de défense.

On a remarqué tout de suite, en utilisant le produit pendant une dizaine de jours et en faisant des prélèvements pour la trichomonose, on n'avait plus de trichomonas : on les voyait mais ils étaient morts ou endormis. Il y avait donc un effet, et avec Alexandre Margris, ces dix dernières années, on a créé toute une série de produits qui renforcent les défenses immunitaires des pigeons.»

 

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Plausible et même convaincant


Et la circovirose ? Et la paratyphose ?


«Dans la maladie qu'on appelle adénovirose mais qui en fait est due à un circovirus, les symptômes ne sont pas forcément dus au circovirus mais à toute une série de bactéries. En maintenant un système digestif très performant, on ne permet pas à ces bactéries contaminantes de s'exprimer et de développer des symptômes. La maladie, on n'y échappe pas, mais elle dure un jour ou deux, sans mortalité. Mais ce ne sont pas des produits de traitement, des médicaments, mais des produits qui installent petit à petit une résistance : il faut donc commencer par conditionner les pigeons avant l'élevage parce que les pigeonneaux vont recevoir le lait de jabot et en recevant le lait de jabot, ils vont recevoir une flore bactérienne déjà de protection. Si on commence par faire des cures contre la paratyphose au Baytril®, puis contre la trichomonas, la coccidiose, etc, on massacre déjà une partie des défenses chez les reproducteurs. Et ce qui sera transmis aux jeunes sera déjà fort faible...


La paratyphose est une maladie grave du pigeon, mais cela ne vient pas comme ça, comme une grippe. Cela s'installe petit à petit dans le pigeonnier. Quand on mettait au point le vaccin contre la paratyphose et qui n'est plus commercialisé - Colombovac Para-typhus ® - il fallait avoir un protocole d'inoculation pour montrer l'efficacité du vaccin. On donnait à boire à des pigeons des solutions de salmonella. Croyez-moi, les résultats n'étaient pas terribles : on n'avait pratiquement pas de malades et ce n'était pas exploitable. On a dû passer par l'injection pour inoculer les pigeons et montrer la protection du vaccin. C'est la preuve qu'un pigeon ne se contamine pas si facilement que cela quand il est en bonne santé. Par contre, quand on détruit ses barrières de protection, s'il est stressé, s'il est fatigué...»


Le coup de griffe de Jean-Pierre Duchatel contre certains amateurs...


«Certains colombophiles ont un système basé sur la vente et ils sont prêts à faire n'importe quoi pour avoir des résultats, dont piquer avec des antibiotiques. Ces personnes ne pratiquent pas la colombophilie comme un hobby, ils ne sont pas « amoureux » de leurs animaux : eux, c'est un business. Ce n'est pas à la portée de tout le monde d'aller chaque semaine chez le vétérinaire faire des piqûres, examiner les pigeons... Nous, on voulait un système qui permet d'éviter un maximum de cures antibiotiques.»


Le coup de griffe de Jean-Pierre Duchatel contre certains vétérinaires...


«Des vétérinaires ont fait des fortunes avec les antibiotiques. Ils achetaient des antibiotiques en tonneaux, par 25 kg, des antibiotiques pour les vaches, les chevaux, et ils reconditionnaient ça en petits paquets, à 3-4 euros le paquet, alors qu'ils avaient payé 100 euros le tonneau : vous imaginez ! Il y a des gens qui roulent en Porsche Cayenne et qui ont des piscines : ce sont les vétérinaires d'avant qui ont vendu des produits et des antibiotiques. Mais maintenant, cela devient de plus en plus difficile parce qu'il faut faire appel à des molécules qui sont utilisées en médecine humaine. On a aussi remarqué, par exemple chez les éleveurs de porcs de Bretagne, c'est qu'on a de plus en plus de mal à soigner ces éleveurs, parce qu'ils sont eux-mêmes victimes de résistance aux antibiotiques qu'ils ont utilisés pour leur élevage intensif.»


La gamme parfaite ?


«Réussir en colombophilie, c'est multifactoriel. Le pigeonnier peut être très bon une année s'il y a beaucoup de chaleur, moins bon s'il fait humide... J'ai vécu pas mal d'expériences. Il y a une trentaine d'années, j'étais président d'une société colombophile et il y avait un amateur qui jouait très très fort. Son voisin jouait plus ou moins bien et il disait « c'est quand même incroyable, quand il pleut, il pleut jusqu'au milieu du pigeonnier. » C'était un vieux colombier, de bric et de broc, exposé plein ouest. 11 était champion chaque année en vitesse et voilà que son beau-père meurt, que sa femme touche un héritage et lui dit « je vais t'acheter un nouveau colombier ». Le vieux pigeonnier a été démonté pendant l'hiver, un nouveau colombier a été mis exactement au même endroit : avec les mêmes pigeons, avec la même méthode, le gars ne faisait plus le tiers de ses prix ! Tout ça pour dire que le Mapp System ne joue que sur -un volet, le colombier en est un autre, la méthode aussi comme la nourriture, les entraînements, la qualité des pigeons...»


Question sensible : de quoi ces produits sont-ils composés ?


«De plantes phytobiotiques, qui sont des plantes qui ont une action antibiotique. Ces plantes sont tenues plus ou moins secrètes parce que sinon, c'est trop facile... Toute ma vie, j'ai mis au point des produits pour les autres. J'ai commencé par mettre le sel de bain Natural au point, puis j'ai travaillé un peu sur la Natu-raline et je fonctionnais dans un système de royalties : je livre une formule et je suis payé en pourcentage sur le prix d'achat des ventes. C'était une façon de rémunérer l'intelligence que je mettais là-dedans. Après, pour une marque de De Clercq, j'ai fait des gouttes à mettre dans les yeux et un produit « brun ». J'avais fait un accord : par exemple, la marque avait vendu au début 30 produits et elle me payait 30 euros comme ça ; puis après, elle avait vendu 1000 produits, on me donne 100 euros ; et après, elle avait vendu 10.000 produits et alors là, on commençait à me dire « oui, mais j'ai des frais, j'ai ci, j'ai ça »... avant de vendre la formule à Herbots qui vend peut-être 100.000 flacons et finalement, moi, je n'ai plus rien du tout.


Après j'ai travaillé pour un type très correct, et un beau jour, je lui ai dit « on va améliorer » cette gamme, mais il ne voulait pas bouger. C'est alors que j'ai commencé à travailler avec Alexandre Margris.


Il y a des groupes comme Beyers, Versele-Laga qui sont avides de produits : si on dévoile la moindre formule, ils ont des moyens de vous écraser et vous n'êtes plus rien du tout. Donc je ne révèle plus rien du tout de ma connaissance : c'est un peu triste mais pendant des années, à l'Université, j'ai écrit des choses, j'ai donné des choses, j'ai rencontré des gens mais j'ai été pillé toute une vie. Je ne dis plus rien, cela restera secret : c'est juste écrit pour Alexandre si je dois disparaître.»

 

Benoit Caillez

La France colombophile dec 2018 "

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Au fait, n'attendez pas de miracle

Il est évident, que là aussi, une brèle restera une brèle

 

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Mais avec l'avantage d'une santé saine, donc consommable